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Pilbara

- Australie -

Friday 6 December 2013

En partant à la découverte du Pilbara, l'une des neuf régions de l'Australie de l'Ouest, ne vous trompez pas de route. Je vous dis ça après que nous ayons roulé 50 kilomètres dans la mauvaise direction avant de nous rendre compte, par miracle, de notre erreur. Le problème dans le désert c'est que les panneaux sont très rares, ratez en un et vous avez gagné… Un brin de réflexion aurait pu suffire cependant.

Après une bonne crise de nerfs nous retournons finalement sur nos pas et partons cette fois-ci vers le Sud. Cette petite erreur nous aura tout de même valu 80 kilomètres de plus au programme qui en possédait déjà 550.
Après 300 kilomètres de route sans trace de vie, nous arrivons à une station essence. Ça tombe très bien car le réservoir, tout comme notre estomac, est dans le rouge. La station Sandfire se trouve en plein milieu du Grand Désert de Sable (Great sandy desert) et les deux "dames" qui y vivent ne vous donnent pas le meilleur accueil que vous puissiez espérer dans ce retour à la civilisation.

Un œil sur une carte de l'Australie me vaut une réprimande, " Si vous n'achetez pas, vous ne regardez pas ". Quelle tristesse, cet endroit complètement décalé m'est interdit à la vue… La station-service en elle-même est extraordinaire ! On peut y acheter ce genre d'horribles souvenirs tels que des autocollants, des plaques et des cuillères souvenirs ainsi que des cartes postales de la station-service. L'un de mes plus gros regrets fut de ne pas avoir eu le cran de prendre des portraits durant ce voyage, car nous avons vu les plus beaux clichés dont vous n'oseriez rêver.
Après avoir probablement craché dans notre burger décongelé, les deux mégères nous ont gratifiés d'un "bye" et nous avons pu quitter, avec bonheur, le magasin. A l'extérieur le soleil est au zénith et accable toute trace de vie, sauf nous qui sommes à l'ombre. La décoration de la terrasse est une collection de panneaux de signalisations, de plaques d'immatriculations et autres objets non identifiés.


Nous sommes en compagnie d'un paon qui, tout comme les propriétaires, sait vous mettre à l'aise... L'attention qu'il porte à mon sandwich me pousse à le consommer dans les plus brefs délais.

Nous repartons un peu plus tard, toujours plus au Sud vers la grande ville industrielle de Port Hedland. La route empruntée est ennuyeuse et si vous en doutez, regardez cette photo.

Notre arrivée au coucher de soleil nous offre une belle lumière sur les installations portuaires mais nous prive d'un camping.


Au petit matin c'est sur un parking face à la mer que nous nous éveillons, dans un décor qui semble tout droit sorti du Moyen-orient.

Avant de quitter notre "hôtel" nous marchons quelques minutes dans l'espoir vain d'apercevoir des tortues.

En effet, elles viennent pondre leurs œufs, à quelques kilomètres du plus grand port d'Australie. C'est là que l'on réceptionne pétrole et conteneurs, et que l'on embarque le minerai de fer, le sel, le bétail... en direction de l'Asie (principalement vers la Chine). L'économie australienne repose avant tout sur l'exportation de ses matières premières et, à Port Hedland, on s'en rend très vite compte. La ville et ses 13 000 habitants semblent exclusivement tournés vers le port qui doit justifier tant de vie dans ce désert.



Aujourd'hui ce n'est pas moins de quatre énormes cargos qui transitent dans les eaux troubles de Port Hedland.



D'autres patientent au large, pendant que les road-train font la navette sur des routes qui semblent leur être quasiment exclusives.


Nous ne tardons pas à quitter l'atmosphère saturée de poussière de cet endroit pour le remplacer par celui de Karratha, en tous points semblable. En plus de l'exportation de minerai de fer et de sel, la ville fabrique de l'ammoniaque.
Avant cela il y a tout de même une petite pause à Cossack, une ville aujourd'hui fantôme où les bâtiments ont été conservés pour les touristes.

L'endroit est agréable et les couleurs que nous y trouvons sont éclatantes.


Ce qui nous intéresse dans le coin, c'est le Milstream Chichester National Park. Pour nous y rendre, il faut prendre une route de 150 km à travers des collines dépaysantes.



Nous ne sommes pas seuls, car les trains transportant du minerai de fer, semblent suivre le même itinéraire. Ils font plusieurs kilomètres de long et transportent des milliers de tonnes par convois. Fort heureusement nous n'avons rencontré personne aux passages à niveaux, sinon il nous aurait fallu prendre notre mal en patience et compter les wagons.

La distance vaut cependant le déplacement car cet endroit est tout simplement époustouflant… Trêve de mots et place aux photos !






La végétation y est rare, due au climat semi-aride, et les herbes que vous pouvez voir sont des spinifex. A haute concentration en silice et hérissés comme un porc-épic, le moindre brin peut se briser sous la peau et s'infecter. Quand on vous dit que tout dans ce pays est destiné à vous faire souffrir !


Le coucher de soleil est l'un des plus beaux moments de la journée et c'est sur ce dernier que je vous libère. Le Pilbara a maintenant un peu moins de secrets pour vous et moi.

Il me vient l'idée de vous emmener en Gascoyne pour la suite du voyage.

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